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Société

La doctrine « Woke »

par

Robert Simonnet - Yves de France

La doctrine «WOKE», une idéologie marxisme remaniée


Robert Simonnet – Yves de France

CULPABILISER les BLANCS et CRIMINALISER la MASCULINITE


Le BLANC : un privilégié qui doit se taire. Le professeur des sciences pharmaceutiques de l’université de Pittsburgh, Vanyukov, arrivé aux États-Unis il y a 30 ans en tant que réfugié de l’Union soviétique communiste, nous avertit que le mot « race » a pris la place du mot « classe » (de la lutte des classes) dans le mouvement antiraciste « woke », affirmant ainsi qu’il s’agit tout simplement de marxisme et de socialisme. Tout comme les communistes soviétiques, qui utilisaient la haine et la rhétorique de classe pour contrôler les ‘masses’ et construire une société d’esclaves
idéologiques, les départements de l’Université’ utilisent maintenant le mot « race ».


D’une certaine manière, c’est pire, car on peut changer de « classe sociale », mais la « race » est éternelle, a déclaré Vanyukov qui a récemment pris position contre le « Bureau de l’équité, de la diversité et de l’inclusion» de l’Université de Pittsburgh, poussant à un “anti-racisme” sur le campus en s’appuyant sur les travaux de X Kendi: « La rhétorique n’est pas différente de ce que la propagande soviétique enseignait sur l’Occident et le capitalisme ». Il a qualifié les efforts du bureau de la diversité “d’action corrective permanente pour favoriser des résultats sociétaux équitables et souhaitables”, plutôt que de favoriser “l’égalité des chances et la méritocratie” : il s’agit d’un “marxisme remanié et de socialisme”. Face à la révolution sociétale « woke » qui souffle sur nos sociétés, déconstruisant non seulement la nation, mais l’héritage culturel occidental, la famille traditionnelle et même les différences entre sexes, Vanyukov répondait au récent courriel du Bureau pour l’équité que la diversité et l’inclusion visant à promouvoir des sessions axées sur l’effacement culturel de l’”anti-négritude” et du “racisme systémique” et à promouvoir l’”humilité culturelle” et la “compétence culturelle”. Le bureau de la diversité a déclaré “s’engager à favoriser une culture antiraciste à l’Université de Pittsburgh et au-delà afin de lutter contre le racisme systémique et de faire progresser l’équité raciale. Il a également appelé au “démantèlement du racisme dans l’enseignement supérieur, et dans toutes les institutions et communautés ».


Comment l’absurdité peut-elle devenir la règle et se transformer en tyrannie ? Comment des minorités imbéciles peuvent-elles parvenir à contrôler et effrayer les dirigeants et les intellectuels d’une institution respectée ? Quelles sont les sources d’inspiration de l’antifascisme ? Pourquoi la masse se laisse-t-elle endoctriner et détruire sans broncher ? Que risquent les voix dissonantes ? Toutes ces questions trouvent des réponses dans certains documents, résumant et décryptant les événements survenus en 2017 à l’université américaine d’Evergreen, dans l’état de Washington. Cette année-là, la FAC d’Evergreen a connu des dérives sectaires invraisemblables qui semblent bien avoir, depuis, traversé l’Atlantique. A la pointe de ce que d’aucuns appellent «le progressisme », cet établissement a peu à peu développé son propre modèle « d’équité ». Celui-ci obligeait, dans un premier temps chacun – professeurs comme élèves –, à reconnaître ses privilèges: entendez par là qu’un homme blanc hétérosexuel en avait beaucoup et devait s’en excuser tandis qu’un transsexuel noir, handicapé et obèse n’en avait aucun et pouvait ainsi demander des comptes à la terre entière. Cette logique est allée si loin que des professeurs Blancs furent interdits de se défendre d’accusations injustifiées de racisme et que d’autres furent humiliés après avoir déjà baissé la tête et donné le bâton pour se faire battre. D’où vient donc l’hystérie antiraciste et comment, se propage-t-elle ? Une propagation impossible sans l’arrogance des minorités, la complicité de l’extrême gauche et l’autoflagellation de la majorité. De nombreux militants identitaires ou simples électeurs patriotes bretons ou français auront la désagréable impression de revivre des expériences qu’ils ont pu connaître. La délation et les calomnies des « antifas » ou les actions de « La ligue de défense noire africaine » sont directement inspirées des méthodes sectaires des pires idéologues américains qui ont de plus en plus l’attention de médias comme Kombini, Slate ou le Huffington Post. Les dystopies de George Orwell ou Aldous Huxley pourraient bien être déjà largement dépassées.
Le «wokisme», cette nouvelle révolution culturelle qui déconstruit les idées admises et les institutions établies, évacue la responsabilité individuelle pour la remplacer par « le système » qui dirige tout, les pensées, les sentiments et les actions des marionnettes ainsi manipulées pour le plus grand bien des minorités en tout genre. Les descendants de Mai 68 et de SOS Racisme doivent se frotter les mains, eux qui ont parlé les premiers de déconstruction et de droit à la différence. La doctrine « woke » fragmente et divise et a conquis certains milieux politiques, médiatiques et académiques, en proposant un logiciel victimaire au détriment des fondements démocratiques de notre société.