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Beethoven…Symphonie n°7

Robert SIMONNET et Yves de FRANCE
Le secret du succès de la Septième Symphonie réside,moins dans une maîtrise technique accrue que dans une formidable volonté de délivrer un message personnel de l’artiste qui chante ici, une sorte de « Cantique des Cantiques de le joie » qui, eu égard à ses nombreux rythmes de danse, reçut parfois le titre d’« Apothéose de la danse ».

Premier mouvement : La partie principale est précédée d’une longue introduction des cordes qui, par une progression lente mais constante, amène au Vivace dont le thème principal, d’abord confié principalement à la flûte, soutenue par les hautbois et les bassons, possède avec des rythmes pointés le caractère d’une sicilienne joyeuse et fait ainsi retentir les premiers accents de danse . La première présentation de l’idée par le tutti est bientôt suivie par le second thème qui, avec les cors et les percussions, par de nombreuses syncopes, respire aussi une gaieté exubérante qui va toujours grandissante au fil du développement et de la reprise jusqu’à ce que la coda amène une fin brillante qui s’éteint longuement.

Deuxième mouvement : Les accords d’’une marche solennelle jouée par les cordes emplissent tout d’abord le deuxième mouvement de rythmes marquants, mais laissent poindre aussi une réserve élégiaque par la tonalité en « la mineur ». L’évocation d’un destin pesant s’évanouit certes avec les percussions, dans la partie médiane joyeuse, en une harmonie optimiste, cependant le mouvement retrouve, après l’insertion un développement fugué, par les bassons, les saxos les hautbois, avec grand art, l’austérité initiale et prend fin dans des sonorités sans cesse avivées.

Troisième mouvement : La gaieté exubérante emplit le troisième mouvement dans la structure de scherzo enserre par deux fois le trio des bois (flûtes, hautbois, bassons) renforçant ainsi l’élément chantant la mélodie du trio, baignée en permanence par la lumière que diffuse la dominante « la », est censée avoir été inspirée par un chant de pèlerinage de la Basse Autriche. Au cours de la seconde reprise du scherzo, un peu avant la fin, on entend encore le thème du trio, aidé par les saxos, alors énoncé en  « mineur » dernier avertissement en présence d’un trop grand optimisme, puis le finale qui suit immédiatement emporte avec lui toute la retenue.

Quatrième mouvement : Après deux coups frappés par l’orchestre s’élève le thème principal dont les figurations bruissantes font bientôt place à une judicieuse exubérance dansante qui conduit avec impétuosité au terme secondaire et qui fait progresser l’action, avec les hautbois, les percussions et les cordes L’élément rythmique se fait toujours plus autonome jusqu’à ce que la conclusion indique la fin brillante de l’exposition par des accords en trémolo. Le développement s’enchaîne avec les cors et les trompettes immédiatement, il varie crescendo le thème principal et déchaîne un feu d’artifice de joie de vivre. La progression s’arrête, néanmoins après quelques mesures, la reprise relance le développement, décuple le mouvement qu’avive encore en suite la coda qui s’avance en une sorte de pensée musicale vers une jubilation finale

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